samedi 28 décembre 2013

Les bases de la Sâdhanâ - le Mental (article en plusieurs parties- partie 2)



Tranquilliser le mental de sorte qu’aucune pensée ne vienne n’est pas facile et prends généralement du temps.

L’essentiel est de sentir dans le mental une tranquillité telle que si des pensées viennent, elles ne le troublent pas, ne retiennent pas son attention, ne l’obligent pas à les suivre, mais simplement le traversent et s’en vont. Le mental devient d’abord le témoin du passage de la pensée et non plus le penseur. Ensuite il devient capable de ne pas observer les pensées, il les laisse passer sans les remarquer et se concentre en lui-même ou sur l’objet de son choix sans difficulté. 

Le silence est toujours une bonne chose ; mais par tranquillité du mental, je ne veux pas dire un silence complet. Je veux dire un mental exempt de trouble et de perturbations, ferme, léger et content, afin de pouvoir s’ouvrir à la Force qui changera la nature. L’important est de se débarrasser de l’habitude de se laisser envahir par des pensées troublantes, des sentiments faux, des confusions d’idées, des mouvements malheureux. Tout cela trouble la nature et l’obscurcit et rend difficile la tâche de la Force.

Quand le mental est tranquille et en paix, la Force peut travailler plus facilement. Il devrait vous être possible de voir sans être bouleversé ni déprimé les choses qu’il faut changer en vous. Le changement en serait facilité.

Extraits de Lettres sur le Yoga - Tome 3.

mardi 24 décembre 2013

Les bases de la Sâdhanâ - le Mental (article en plusieurs parties- partie 1)





Le premier pas est d’avoir un mental tranquille.

Acquérir le silence est le pas suivant.

Mais la tranquillité doit être là d’abord. 

Et par le mental tranquille, j’entends une conscience mentale au-dedans qui voit les pensées venir à elle et se mouvoir, mais qui, elle-même, ne sent pas qu’elle pense, ne s’identifie pas avec les pensées et ne les appelle pas siennes. Des pensées et des mouvements peuvent traverser le mental, comme des voyageurs apparaissent, venus d’ailleurs, et passent à travers une contrée silencieuse ; le mental tranquille les observe, ou ne prend pas la peine de les observer, mais dans l’un et l’autre cas, il ne devient pas actif et ne perd pas sa tranquillité.

Le silence est plus important que la tranquillité. 

Il peut être acquis en bannissant totalement du mental intérieur les pensées, en les gardant muettes ou complètement dehors. Mais il s’établit plus facilement par une descente d’en haut : on le sent descendre, pénétrer et occuper ou entourer la conscience personnelle qui tend alors à s’immerger dans le vaste silence impersonnel.

Extraits de Lettres sur le Yoga - Tome 3.

jeudi 5 décembre 2013

Darshan - 5 Décembre 2013


En illustration : "Supramental" / huile sur toile / 1m x 1 m / par Mudita