samedi 24 décembre 2011

L’aspiration et la grâce (article en plusieurs parties - partie 1)

Seuls deux pouvoirs, par leur conjonction, peuvent accomplir la grande et difficile tâche qui est le but de notre effort : une aspiration constante et infaillible appelant d’en bas et une Grâce suprême répondant d’en haut.

Mais la grâce suprême n’agira que dans les conditions de la lumière et de la vérité : elle n’agira pas dans les conditions imposées par le mensonge et l’ignorance. Car si elle devait se soumettre aux exigences du mensonge, ce serait la ruine de ses propres desseins.

Voici les conditions de lumière et de vérité, les seules conditions sous lesquelles la Force la plus haute descendra ; et c’est seulement la plus haute Force supramentale descendant d’en haut et s’ouvrant le passage d’en bas qui pourra manier victorieusement la nature physique et annihiler ses difficultés… Il faut un don de soi total et sincère, une ouverture de soi tournée exclusivement vers le Pouvoir divin, une admission constante et intégrale de la Vérité qui descend, un constant et intégral rejet du mensonge, des pouvoirs et des apparences du mental, du vital et du physique qui gouvernent encore la nature terrestre.

Le don de soi doit être total et s’étendre à toutes les parties de l’être. Ce n’est pas suffisant que le psychique réponde, que le mental supérieur accepte, ou même que le vital inférieur se soumette et que la conscience physique intérieure sente l’influence. Il ne doit rien y avoir, dans aucune partie de l’être, même la plus extérieure, qui se réserve ou qui se cache derrière des doutes, des confusions, des subterfuges, rien qui se révolte ou se refuse.

Si une partie de l’être se soumet, mais qu’une autre partie se réserve et suive son propre chemin ou pose ses propres conditions, alors chaque fois que cela se produit, vous repoussez vous-même la Grâce divine loin de vous.

Si derrière votre dévotion et votre soumission, vous abritez vos désirs, vos exigences égoïstes et vos insistances vitales, si vous mettez ces choses à la place de l'aspiration vraie ou que vous les mêliez avec elle et que vous vous efforciez de les imposer à la Shakti divine, c'est en vain que vous invoquerez la Grâce divine pour vous transformer.

Extrait de La Mère dans De la Grèce à l’Inde

En illustration : Ange à la Trompette, d'après Edward Burne-Jones, un pastel de Mudita

vendredi 16 décembre 2011

lundi 5 décembre 2011